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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 00:13

Communiqué de presse


Bilan de la "Semaine de la Réduction des Déchets"



CREAvignon a tenu un stand d'information dans le magasin Carrefour pendant la semaine nationale de la réduction des déchets. Une exposition a été faite sur le même thème à la MAS (maison Alternative et Solidaire).


Il faut dire en premier lieu que l'accueil des personnes que nous avons pu contacter a été excellent.

Même si quelques personnes étaient pressées de faire leurs courses, nous avons été généralement très bien accueillis et avons reçu beaucoup d'encouragements et de félicitations.


Nous avons distribué plus de 1000 autocollants « Stop Pub ». Nombreux étaient ceux qui étaient véritablement ravis de recevoir cet autocollant.Près de 30 % des personnes contactées désirent cependant continuer à recevoir la publicité. Il y a en moyenne 1 kg de publicité par foyer par semaine, donc 52 kg par an. Ainsi, 1000 autocollants c'est 52 tonnes d'économie de papier sur l'année. C'est donc un bilan plutôt positif pour la première action publique de CREAvignon.


Nous avons distribué également près de 1000 sacs de tri sélectif. Environ 80 % des personnes contactées en mesure de faire le tri sélectif déclaraient le faire.

Dans la mesure de nos connaissances, nous avons répondu à de nombreuses questions sur ce qui est recyclable et ce qui ne l'est pas. Il est évident que beaucoup de personnes trouvent le système peu clair et se posent beaucoup de questions. De très nombreuses personnes qui vivent en habitat vertical déclarent qu'il n'y a pas de ramassage de tri sélectif organisé où elles habitent.

Dans une moindre mesure, des personnes résidant en zone pavillonnaire nous ont également fait cette remarque. Un certain nombre de personnes nous ont demandé de contacter la COGA pour y remédier, ce que nous ferons.


Nous avons profité de cette semaine pour inscrire des personnes sur une liste afin d'être ensuite contactées par le SIDOMRA pour acquérir un composteur à 15 €. Un certain nombre de personnes souhaiteraient pouvoir disposer d'un lombric composteur subventionné par la COGA.


Nous avons été interpellés sur le fonctionnement peu satisfaisant des déchèteries, notamment celle de Montclar : Manque de personnel, de moyens, d'informations.


Très nombreux sont ceux qui ont découvert que 90 % de nos déchets étaient incinérés, nous plaçant ainsi au rang des très mauvais élèves. Plusieurs personnes se sont vigoureusement exprimées contre l'incinérateur de Vedène.


Nous avons reçu plusieurs adhésions pendant cette campagne, ce qui porte à 62 le nombre d'adhérents. Une quinzaine de personnes se sont mobilisées pour cette action et c'est remarquable.


Enfin, il faut signaler que la presse a relayé de façon satisfaisante notre action. Notre rôle de nouvel acteur écologique sur le bassin de vie d'Avignon est un beaucoup plus connu après cette action.


Nous avons clôturé cette semaine par le café écolo à la MAS jeudi 4 décembre de 18 H 30 . Une trentaine de personnes assistait à ce premier café écolo en partenariat avec la MAS.

Nous avons donc l’intention de proposer régulièrement des cafés écolos à la MAS pour
informer et débattre sur les thèmes de l’environnement dans le Grand Avignon.

Le vendredi 5 décembre, nous avons organisé notre première soirée festive autour d'un buffet-repas bio suivi d'une soirée dansante au magasin/restaurant bio " Pleine Nature" du Pontet. Cette soirée organisée en partenariat avec l'association In Vivo a réuni plus de 60 personnes dans une ambiance festive et chaleureuse. Cette première soirée festive se répètera régulièrement.


Suite à ces actions qui incontestablement ont été un succès, nous allons maintenant contacter les élus et notamment Mme Rozenblit pour faire des propositions et proposer nos services.

Nous ferons un communiqué de presse pour informer les Avignonais sur nos propositions et les réactions de nos élus.

Il est temps de mettre en place une politique volontariste pour augmenter la part de nos déchets recyclés et réduire l'activité de l'incinérateur de Vedene.Il faut également s'assurer que les déchets triés soient bien recyclés et pas incinérés en séparant très distinctement les activités de tri et d'incinération. Un moyen de contrôle et de suivi devra être mis en place.

Un objectif chiffré à moyen et long terme doit être fixé par la COGA.

Un partenariat avec les administrations, les entreprises, les petits commerçants, les restaurants, la grande distribution, les industries doit être élaboré pour repenser la filière des déchets dans notre région.

Le problème des déchets est certes un problème écologique, mais c'est aussi un problème économique. Une réflexion de fond dans laquelle nous souhaitons être impliqués devrait permettre avec la bonne volonté de l'ensemble des acteurs de réduire l'impact écologique et le coût pour les contribuables.

Le fonctionnement des déchèteries devra également être revu et le nombre de points d'apport volontaire augmenté.

Nous avons également l'intention de proposer à la mairie de former des volontaires de CREAvignon pour intervenir dans les écoles, collèges, lycées.


Voici donc le bilan très positif de notre première action auprès du public.



JP Cervantes

Président de CREAvignon



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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 22:45

communiqué de presse

vendredi 28 novembre 2008

Réduction des déchets : un objectif ambitieux mais de moins en moins de moyens !
 
 

En pleine Semaine de la Réduction des Déchets (22 au 30 novembre), les sénateurs tarissent par un amendement clientéliste le moyen principal proposé par le Grenelle pour réduire les déchets.

  

L’instauration d’une taxe sur la mise en décharge et l’incinération des déchets était l’instrument principal pour parvenir à l’objectif majeur de réduction des déchets, engagement phare du Grenelle de l’environnement,

 

Le montant proposé par le gouvernement, à terme de 10 € par tonne de déchets incinérés (2011) et 40 € par tonne de déchets enfouis (2015) allait permettre de mettre enfin sur pied un fond financier susceptible de soutenir les actions de prévention des déchets : soutien au compostage domestique, éducation populaire à la consommation responsable, promotion des gestes permettant de réduire les déchets… Mais, par touches successive, le projet initial est vidé de sa substance. Les sénateurs viennent de donner un nouveau coup de canif au texte en augmentant encore la modulation possible de la taxe sur des critères qui n’ont rien d’écologiques (il suffit que les déchets aient été un peu transportés par train ou par bateau, même si ils sont traités à l’autre bout de la France, pour payer moins cher), en décalant sa montée en puissance et en modulant davantage 

Pour Gaël Virlouvet, qui suit le dossier pour FNE, « La TGAP déchets, prévue pour inciter à la prévention des déchets, n’est plus désormais qu’un encouragement à l’amélioration du traitement ! Les sénateurs ont regardé le bout du tuyau, et ont oublié la prévention, pourtant affichée comme l’objectif principal. C’est un recul majeur !».

 

Selon Bruno Genty, responsable « déchets » chez FNE, « Nous n’atteindrons pas l’objectif de réduction de 5 kg par an si l’on se contente de pieuses intentions et que l’on ne se dote pas des moyens adéquats, en particulier financiers, pour y parvenir. L’amendement proposé par les sénateurs prive de moyens financiers tous ceux -collectivités, associations et entreprises- qui ont déjà engagé des actions concrètes, et nous laissent avec un objectif qui ne pourra pas être atteint».

 

Pourtant, aujourd’hui déjà, plus d’une centaine de collectivités ont engagé des plans et programmes de réduction des déchets. Au lieu de soutenir celles qui sont innovantes et qui agissent pour l’intérêt général, on en revient aux bonnes vieilles méthodes du saupoudrage : on donne un peu à tout le monde et surtout on évite de soutenir les bons «élèves » !

 
 

Sommes-nous capables de réformer la politique de gestion des déchets en lui donnant un peu d’ambition politique autre que la simple gestion ? A voir ces érosions successives des engagements du Grenelle, on peut craindre que non.

Fédération française des associations de protection de la nature et de l’environnement
Reconnue d’utilité publique
Siège Social : 57, rue Cuvier –75231 Paris cedex 05 - http://www.fne.asso.fr

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 12:40
Forum « Alternatives à l’incinération des déchets »
Animé par
Pierre Semeriva, Vice-Président de la CUMPM, délégué au Développement durable,
Plan Climat, Maîtrise de l'Energie
Olivier Agullo, Conseiller communautaire MPM
Jean-François Friolet, Conseiller d’arrondissement, délégué à la Gestion des déchets

JEUDI 27 NOVEMBRE 2008 À 19H00
AU THÉÂTRE MAZENOD
( Marseille)

Les élus Verts de Marseille et de la Communauté Urbaine invitent
des responsables politiques, des responsables d’associations écologistes,
des scientifiques, à débattre du traitement des déchets sur le territoire de la
métropole marseillaise.
Les Verts s’opposent à l’incinération des déchets et soutiennent d’autres
filières telles que le tri, le recyclage et la valorisation biologique des déchets
ménagers par compostage et méthanisation*.
A l’exemple de l’agglomération de Montpellier et du projet Amétyst porté par des élus
Verts, qui viendront exposer les étapes de cette réalisation et ses premiers
résultats.
A quelques jours des conclusions de l’audit environnemental, technique,
juridique et financier lancé par MPM sur le centre multifilières de traitement
des déchets de Fos-sur-mer, des conclusions de l’enquête de la Commission
européenne et du recours devant le Comité d’Aarhus, les élus Verts
entendent réaffirmer leurs propositions pour une politique environnementale
durable : réduction des déchets à la source, formation aux éco-gestes, tri
sélectif, déchetteries de quartier, recyclage, valorisation biologique…

Ce forum s’inscrit dans le cadre de la « Semaine de la réduction des déchets »
Les chiffres de la Communauté Urbaine en 2007 :
18 communes
1 million d’habitants
683 494 tonnes de déchets collectés
*Procédé de dégradation de la matière organique par une flore micro biologique en
l’absence d’oxygène, avec récupération et filtration des biogaz comme énergie
renouvelable.


RAPPEL DES RAISONS DU REFUS DE L’INCINERATION
- Les dangers sanitaires et environnementaux dus à l’incinération, par Pierre Semeriva
- Pollution atmosphérique particulaire et santé, par Gilles Nalbone
- Bilan de la production et du traitement des déchets de la CUM en 2007, par Jean
Reynaud
LES ALTERNATIVES À L’INCINÉRATION DANS LES COMMUNAUTÉS URBAINES
- L’exemple concret de l’agglomération de Montpellier avec la présentation de la
filière déchets jusqu’à Amétyst : l’Unité de Méthanisation, inaugurée le 1er juillet 2008,
par Nicole Stamm
- L’état des lieux juridique technique et financier concernant le centre multifilières de
Fos-sur-mer et la réhabilitation de la décharge d’Entressen, par Antoine Rouzaud
DEBAT ET ECHANGES ENTRE LES DIVERS INTERVENANTS ET LE PUBLIC
Avec
Antoine Rouzaud : Vice-Président de la Communauté urbaine de MPM délégué à la
Propreté et au Traitement des déchets, Eau et Assainissement et Vice-président du
Conseil Général 13
Nicole Stamm : Conseillère municipale de la ville de Montpellier
Jean-Louis Roumégas : Porte-parole national des Verts et conseiller municipal de la
ville de Montpellier
Gilles Nalbone : Directeur de Recherche à l’Inserm et membre de la Coordination
Nationale Médecine Santé Environnement
Sandrine Figuié : Conseillère municipale de la ville de Martigues
Jean Reynaud : Docteur d’Université et membre du Collectif « Recyclons 13 »

Théâtre Mazenod 88 rue d’Aubagne Marseille 1er
Jeudi 27 novembre - Accueil du public dès 18h30


Contact : Christine Martin
Christine.martin@marseille-provence.fr
Tél : 04 95 09 59 15 / 06 60 25 58 62
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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 22:46


La semaine nationale de la réduction des déchets organisée par l'ADEME (Agence De l'Environnement et de la Maitrise de l'Energie) aura lieu 22 au 30 novembre 2008.


Le poids de nos ordures ménagères a doublé en 40 ans et n’a cessé d’augmenter au rythme de 1 à 2 % chaque année. A terme, cette croissance des déchets présente le risque d’une saturation des structures de traitement.

L'incinération, qui produit des substances très toxiques pour la santé et l'environnement, ainsi que l'enfouissement des déchets ménagers ne sont pas les meilleures solutions.

Nous devons incinérer et enfouir le moins possible pour qu'un jour ces modes

de traitement ne soient plus utilisés! Nous devons également préserver les ressources naturelles qui s'épuisent en réutilisant au maximum les matières premières. Cela ne sera possible qu'en développant: le tri, le recyclage et le compostage.

Nous devons tous, de manière urgente développer de nouvelles attitudes face à notre production de déchets pour que nos lieux de vie ne deviennent pas UNE GRANDE POUBELLE!


L'association CREAvignon est partenaire officiel de cette opération, nous sommes aussi membre du collectif " Gérons mieux nos déchets dans le respect de la santé et de l'environnement"

Nous avons réalisé en commun une plaquette d'information pour cette semaine.


CREAvignon tiendra deux stands d'information et de sensibilisation pendant cette semaine.

Le premier stand dans le magasin Carrefour et le second à la MAS ( Maison Alternative et Solidaire).

Une exposition à la MAS sera mise en place dès mi-novembre.


Nous recherchons des volontaires pour nous aider pendant cette semaine.


Nous distribuerons pendant cette semaine des tracts d'informations pour moins consommer d'emballages, mieux trier les déchets et inciter à composter les déchets organiques.

Ceux qui souhaitent acquérir un composteur pour 15€ pourront s'inscrire sur une liste et seront ensuite contactés.

Des sacs de tri sélectif et des autocollants "Stop Pub"seront à disposition.


Suite à cette opération de sensibilisation et d'information. CREAvignon et la MAS organiseront un café écolo le Jeudi 4 décembre dans les locaux de la MAS à 18h30.

Le thème en sera :

" Que fait-on de nos déchets? Mieux consommer pour réduire les déchets, réutiliser, moins jeter, recycler... "


Une soirée festive clôturera cette opération avec un buffet-repas bio suivi d'une soirée dansante au restaurant bio "pleine nature" de 20h à minuit permettant aux personnes de sensibilité écologiste et nature de se rencontrer ou se retrouver dans une ambiance de fête.

Cette soirée sera organisée en partenariat avec l'association In Vivo.

Entré 10€ sur réservation

Nous contacter au 0688888601 ou par mail creavignon@free.fr


Plus d'information: http://creavignon.free.fr 

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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 21:35
Botanic vous proposent des formations toute l’année sur le thème du jardinage écologique

Samedi 22 Novembre 2008 : journée compost
10h-12h : construction d’un composteur
15h-17h : comment faire son compost
Samedi 17 Janvier 2009 :
10h-12h : en hiver, que faire dans son jardin ? Les
tailles et les bonnes pratiques et les traitements
(rosiers,arbres fruitiers,haies,vieux arbres,oliviers…)
Samedi 14 Février 2009 :
10h-12h : l’olivier au naturel : entretenir l’olivier avec
des gestes respectueux de l’environnement
Samedi 14 Mars 2009 :
10h-12h : reprise du jardin potager : tous les gestes à
effectuer pour bien démarrer la saison au jardin
Avril 2009 :
journée en préparation : dates non confirmées
thèmes abordés : le compost, culture de la tomate…
Samedi 16 Mai 2009 :
10h-12h : quelles plantes méditerranéennes choisir
pour votre jardin : quels agrumes, quels palmiers,
quels fruitiers et plantes exotiques possibles ?


Toutes ces animations seront aussi prétextes d’échanges sur les bonnes pratiques du
jardinage écologique autour d’un café

Inscriptions à l’accueil du magasin
Botanic Le Pontet
Tel. : 04 90 03 36 75
Dans la limite des places disponibles
Inscription à un cours : 8 €
4€ pour les membres du Club et membres de CREAvignon


A l’occasion de
« La semaine de la réduction des déchets »
du 22 au 30 novembre, coordonné par l’ADEME
Formation gratuite Samedi 22 Novembre 2008
 10h-12h : Comment faire son compost

INSCRIPTION A L’ACCUEIL DU MAGASIN
DANS LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES


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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 01:51

Albi. Betty box : la machine qui rémunère le tri des déchets

Environnement. Deux exemplaires sont installés à Albi et Saint-Juéry. Les Chinois et les Chiliens sont séduits.

Jaky Pastre vient régulièrement déposer ses déchets recyclables à la Betty box. Ph. DDM,J-M.L
Jaky Pastre vient régulièrement déposer ses déchets recyclables à la Betty box. Ph. DDM,J-M.L

Jaky Pastre finit de déposer ses canettes de verre. Aujourd'hui, il n'avait pas grand-chose dans son panier mais la halte à la Betty box est un peu la routine. « J'y viens plusieurs fois par semaine, c'est pratique. Et, poursuit-il dans un éclat de rire, plutôt que de les jeter dans ma poubelle je préfère les apporter ici, même si le chèque n'est pas très gros ». Juste avant lui, une famille a vidé trois sacs jaunes, remplis de bouteilles en verre et plastique, de boîtes d'aluminium, de briques de lait et jus de fruits. À la fin de l'opération, la Betty box a affiché le cumul des dépôts : un peu plus de 13 euros. « J'ai déjà eu deux versements de 15 €, soulignait la maman, c'est toujours ça ».

Depuis qu'elle est installée au fond du parking du magasin Intermarché au Séquestre, la Betty box a fidélisé plus de 500 déposeurs. Ils sont autant sur la zone industrielle de Saint-Juéry, à côté de la société Briane environnement où le prototype de la Betty box a vu le jour en 2007. « Les gens du quartier nous ont demandé de la laisser », explique Jean-Philippe Toutut qui commercialise la Betty box.

Rappel : la machine, complexe en soi mais simple d'utilisation pour l'usager, est une chaîne qui tourne devant des caméras, cellules, bascules et autres capteurs, l'ensemble analysant l'objet qui se présente. L'usager enfile sur des pieux en bout de chaîne des bouteilles plastiques, en verre transparent, vert ou brun, des boîtes métalliques ou en aluminium et la Betty box se charge de les répartir dans des conteneurs. Chaque objet déposé est rémunéré (1), un écran affiche le total du dépôt et le cumul de ceux-ci. Quand la somme atteint 15 €, un virement est directement effectué sur le compte en banque ou sur celui d'une association caritative.

4 à 5 embauches

Aujourd'hui seulement deux Betty box fonctionnent. Juste un début. Prometteur. « Deux machines sont en construction pour la ville de Santiago du Chili et 25 pour sa communauté urbaine, ajoute Jean-Philippe Toutut, en novembre, cinq membres de la municipalité de Pékin seront à Albi pour voir la machine, la communauté urbaine de Lille est aussi très intéressée, tout comme des industriels de Rhône-Alpes ainsi que des supermarchés ».

En 2006, la Betty box a été primée au concours de l'innovation, elle est désormais titulaire d'un brevet international. Pour l'avenir, les responsables de BTI ingénierie, société qui construit la machine projettent d'embaucher 4 à 5 personnes (mécanicien, informaticien, soudeur, hydraulicien). « Nous sommes en phase de lancement de fabrication conclut Jean-Philippe Toutut et nous capitalisons la société avec d'ores et déjà près de 1,5 million d'euros en vue ».

Bouteilles plastiques : 0,075€/kg ; verre transparent : 0,035€/kg, vert : 0,020€/kg, brun : 0,025€/kg ; acier, (boîtes de conserve, canettes) : 0,075€/kg ; aluminium (briques lait, jus de fruits) : 0,50€/kg. La machine n'accepte pas les récipients détériorés ou ayant contenu de l'huile ou des produits chimiques.

 

 

Source:La Dépèche
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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 01:36
Communiqué de presse.

Le 20 octobre 2008 les associations CREAvignon, St Sat’Environnement, Vedène-Provence
Environnement, ainsi que deux autres associations vedénaises, le collectif « Gérons l’eau autrement
» et l’association P.R.O.G.R.E.S., ont décidé de créer le collectif..
Gérons Mieux nos Déchets
Dans le respect de la santé et de l'environnement

L'objectif de ce collectif est, comme son nom l'indique, de mettre en place des actions pour
améliorer la gestion des déchets dans les communes du bassin de vie d'Avignon, afin de mieux
prendre en compte la santé et l'environnement. Les actions seront coordonnées entre toutes les
personnes, les associations et les mouvements qui rejoindront ce collectif. l' UDVN 84 est associée
cette réflexion

Il orientera ses actions sur trois plans:
● Les collectivités publiques
● Les associations
● Les particuliers

Le tri sélectif est largement insuffisant dans notre région. L’incinération est un mauvais choix tant
sur le plan budgétaire et économique, que sur le plan écologique et de la santé publique. La
construction récente d’un quatrième four (40 millions d’euros) et l’extension de l’activité de
l’incinérateur implanté sur la commune de Vedène pour pallier à la fermeture d’incinérateurs
obsolètes sont des décisions très contestables à l’heure où de nouvelles technologies moins
polluantes se développent dans d’autres villes.

Les solutions pour améliorer la gestion des déchets passeront par trois étapes :
● Réduire les déchets à la source
● Trier et recycler de manière optimale les déchets
● Réduire puis arrêter le fonctionnement de l'incinérateur en choisissant des technologies
plus respectueuses de la santé et de l’environnement.

La réduction des déchets passe par une campagne d'information et de sensibilisation auprès des
particuliers, mais aussi par l’engagement des entreprises, des commerçants et des collectivités
publiques.
Le tri sélectif passe par l'information, mais aussi par une politique volontariste de nos élus qui
doivent mettre en place cette démarche à grande échelle.
De très nombreuses expériences françaises et étrangères montrent que l'on peut réduire par des
actions bien connues nos déchets finaux de 80 %, la part résiduelle à traiter n’étant plus que de
20%. Nous en sommes très loin aujourd’hui…

Le choix actuel d'un tri minimal (5%) pour Avignon et de l'incinération de la plus grande partie de
nos déchets est une aberration sur le plan écologique puisque nous continuons à puiser de manière
excessive dans les ressources de la nature.
Cela représente également un danger réel pour la santé des habitants vivant à proximité de ce type d’installation, en raison de la toxicité importante des fumées libérées. En effet, la toxicité des dioxines et furannes est connue depuis de nombreuses années. Ces molécules, produites pendant l'incinération et libérées dans les fumées qui se dispersent dans l'environnement ont été déclarées hautement cancérigènes pour l'homme. Leur
bioaccumulation dans les êtres vivants peut avoir des effets cellulaires irréversibles. La mise aux
normes européennes des incinérateurs a permis de réduire depuis 2005 la quantité de dioxines
s'échappant dans les fumées que nous respirons. Cependant, L'INVS (Institut National de Veille
Sanitaire) conclut dans un rapport récemment publié que nul ne peut connaître aujourd'hui quels
seront, pour l'homme, les effets à long terme d'une exposition à de faibles doses de dioxines. Nous
défendons pour cette raison l'idée que le principe de précaution devrait être appliqué. Ce n'est
absolument pas le cas aujourd'hui puisque la France autorise encore la construction de nouveaux
incinérateurs sur son territoire et puisqu'aucune mesure de précaution n'est appliquée pour interdire
la présence de structures publiques à proximité de ces installations.
 C'est ainsi qu'à Vedène, un centre aéré pour les enfants et un nouveau stade se trouvent sous les fumées de l'incinérateur !

L’incinération est également un non-sens économique puisque le traitement des déchets par cette
technologie coûte bien plus cher que le recyclage. Ce sont les citoyens qui paient ce surcoût par le
biais de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) en perpétuelle augmentation !
Les économies qui pourraient être réalisées permettraient de financer d'autres services publics tels
que les transports en commun, les structures sportives et culturelles, etc. Voilà un des messages forts
porté par le collectif nouvellement constitué.

La première action consistera à organiser une campagne d'information dans le cadre de la semaine
nationale de la réduction des déchets organisée par l'ADEME.
Du 22 au 30 novembre, plusieurs des associations membres du collectif organiseront des actions
d'information et distribueront des sacs pour le tri sélectif, des autocollants "Stop Pub" et inscriront
sur des listes les personnes qui désirent acheter pour 15€ un composteur.
Un café écolo sur le thème " Que fait-on de nos déchets" sera organisé le jeudi 4 décembre à 18h30
par CREAvignon( Citoyens responsables Écologie Avignon) et la MAS (Maison Alternative et
Solidaire) pour clôturer cette semaine.
Il est ensuite prévu d'organiser une soirée d'information et de débat avec les citoyens sur la gestion
des déchets début 2009.
Pour plus d'information ou pour rejoindre le collectif:
Jean-Pierre Cervantes président de l’association CREAvignon Tel : 06 88 88 86 01
Evelyne Fallet-Michel présidente de l'association PROGRES Tel : 04 90 23 42 15
St Sat’Environnement Tel : 09 77 56 10 17
Blog : http://gerons-mieux-nos-dechets.over-blog.com/
E-Mail: dechetscitoyens@live.fr
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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 01:39

RENCONTRES ET DEBATS

                                                      Madame, monsieur, cher(e) ami(e)

 J'ai le plaisir de vous faire savoir que notre prochaine conférence, en partenariat avec VOLUBILIS (Réseau méditerranéen pour l'environnement et les paysages) aura lieu, en ouverture du colloque «Vivre, rêver, créer la ville et les paysages de demain avec le changement climatique » des 20, 21 et 22 novembre.

Mercredi 19 novembre 20h30

Théâtre des Halles, rue du Roi René Avignon

Avec Robert KANDEL

Astrophysicien de formation, physicien du climat, écrivain, Directeur de Recherche éraérite du CNRS au Laboratoire de Météorologie Dynamique (Ecole Polytechnique). Spécialiste de l'observation du bilan énergétique de la planète Terre et membre d'équipes et groupes de conseil scientifiques du CNES, de la NASA, et des agences spatiales européenne (ESA) et japonaise (JAXA). Responsable scientifique français de la mission franco-russo-allemande ScaRaB-Meteor. Auteur de plusieurs ouvrages, dont Le Devenir des Climats (prix Roberval) - Hachette, 1990 -, et Les Eaux du Ciel (prix de la Culture Scientifique et Technique) - Hachette, 1998 -Cet automne doit paraître une nouvelle édition de Le Réchauffement climatique - P.U.F. (Que sais-je?), 2002, 2004. Il est par ailleurs contributeur fréquent à la publication annuelle La Science au Présent de l'Encyclopaedia Universalis.

A LA POURSUITE DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Ce que nous avons appris; ce que nous avons changé; ce qui attend nos enfants

Les bases de la physique du climat sont connues depuis 1900, mais il a fallu attendre l'ère spatiale pour obtenir des valeurs précises des paramètres terrestres et solaires du « système climatique », et pour suivre leurs variations. Quant au passé lointain, depuis 1957, les progrès de la datation et de la thermométrie isotopiques et les grandes campagnes de forage en Antarctique et au Groenland ont permis de détailler les variations climatiques depuis 700.000 ans. De plus, avec les puissants calculateurs d'aujourd'hui, on peut simuler le fonctionnement du système climatique dans toute sa complexité, et faire des projections crédibles de son évolution future.

Depuis 1957, le principal changement ne vient ni du Soleil ni de l'intérieur de la Terre; il vient de l'Homme, surtout de sa production croissante d'énergie par la combustion de carburants fossiles -charbon, pétrole, et gaz naturel. Ces émissions de dioxyde de carbone (CO2) et d'autres gaz ont changé la composition de l'air partout sur le globe, intensifiant l'effet de serre naturel, réchauffant la surface ainsi que les basses couches de l'atmosphère, et perturbant le cycle de l'eau.

Où va-t-on? Le cours futur des émissions dépend de facteurs sociétaux - choix politiques et économiques - ainsi que de progrès technologiques. Pour un « scénario d'émissions » donné, il reste des incertitudes sur la réponse du climat, en particulier pour l'évolution de la carte des précipitations et des risques d'événements violents. Quoi qu'il en soit, le changement climatique engagé depuis quelques décennies se poursuivra et il faudra s'y adapter. On peut aussi craindre que, si l'on ne parvient pas à diminuer rapidement les émissions de gaz à effet de serre, on ira vers des changements climatiques d'une autre ampleur, changements catastrophiques pour certaines sociétés et pour certains écosystèmes. Saura-t-on changer de cap?

En espérant que cette conférence pourra vous intéresser, je vous adresse mes sentiments les plus cordiaux.

Jean-Pierre CLASSER

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 22:28




L’association écologiste “CREAvignon”, et l’association
“In Vivo” invitent les personnes de sensibilité “nature et
écologie” à se rencontrer, se retrouver et partager une soirée
festive vendredi 5 décembre de 20h à minuit au restaurant
magasin bio “Pleine Nature” du Pontet.
Buffet-Repas bio suivi d'une soirée dansante.

Infos - Réservation :
Jean-Pierre Cervantes - 06 88 88 86 01 - creavignon@free.fr
Thierry Tabourdeau - 04 90 66 62 51 - invivo8@wanadoo.fr
Soirée + repas bio
Entrée : 10€




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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 06:44

Le feuilleton de « l’été du Tricastin » : le suspense n’est pas terminé !

 

Marche pacifique du Tricastin 

De la centrale jusqu’à Bollène, soit 5 km, ce samedi 25 octobre à 14 H 30

 

 

A une semaine de la Marche du Tricastin, il m’apparaît pertinent de refaire le point et le déroulé des événements tragico-comiques de cet été, puis de ce début d’automne, au Tricastin.

 

Re-situons d’abord dans le contexte général : là est implantée une des 4 centrales de la Vallée du Rhône, avec ses 4 réacteurs sur les 14 pour lesquels EDF a donc réussi à obtenir les autorisations estivales pour faire grimper l’eau du Rhône jusqu’à 27° !!! Mais là s’étend également un pôle nucléaire parmi les plus importants du monde : EDF centrale + EURODIF Production + CEA Valrhô + COGEMA + EDF BCOT + COMURHEX + SOCATRI + FBFC cerca + SIDEREC International.

Rajoutons encore que ces problèmes sont loin d’avoir été uniques et exceptionnels, voire circonscrits  au Tricastin,  puisque plus de 10 incidents sur l’ensemble du parc nucléaire français ont été signalés cet été, tous bien évidemment classés sur le barreau 1 de l’échelle INES des incidents et accidents nucléaires, qui en compte 7.

 

Mais égrenons maintenant le cours de quelques-uns des événements les plus marquants, en en relevant les incroyables péripéties et en posant les remarques de fond découlant directement de ces faits :

 

Dans la nuit du 7 au 8 juillet, 74 kilos d’uranium ont été rejetés dans l’environnent, à la suite du débordement d’une cuve, à l’usine Socatri (Areva), à Bollène. Cette usine a notamment pour mission de récupérer tous les effluents radioactifs du Tricastin.

 

Notons d’abord que l’alerte s’est mise en route dès 23 heures le 7 juillet, mais que les employés de SOCATRI venus contrôler le niveau de la cuve n’ont rien décelé d’anormal et ont estimé que c’était le système d’alarme lui-même qui devait être défectueux. Il faut d’aileurs préciser qu’en fonctionnement normal, l’évaluation du niveau des cuves se faisait  « au bruit », en cognant la cuve avec le poing ! Sous l’empire d’une très haute technologie donc…

 

Ce n’est que vers 4 heures du matin le 8 juillet qu’ils constatent finalement qu’une cuve déborde bel et bien et que 234 kg d’uranium sont passés dans la cuve de rétention (dont 74 kg finiront dans la nature).

Car cette cuve de rétention était fissurée depuis 9 mois, et les réparations recommandées par l’Autorité de Sûreté Nucléaire non effectuées…

Ce n’est ensuite que vers 8 heures du matin que cette dernière sera prévenue, tandis que ni les pompiers ni la Préfecture ne l’ont encore été. Mais il faut dire que les employés de SOCATRI n’avaient pas les numéros de téléphone d’urgence, n’ayant pas été intégrés au système global d’alerte du Tricastin.

L’arrêté d’interdiction du Préfet de la consommation d’eau aux alentours du site et de la baignade sortira lui à 16 H.

 

Remarques :


  •  Quoique le nucléaire soit très officiellement un  moyen sûr de produire de l’énergie, les réalités du fonctionnement, en prise avec le fameux facteur humain, laissent à penser…
  • Selon les études réalisées depuis sur le site, et autour, notamment en aval du Tricastin, il s’avère que seule la pollution à l’uranium a été considérée, montrant en cela des concentrations supérieures à 15 microgrammes / litre (norme OMS), voire à 30…

    Or, la CRII-Rad et des élus locaux demandent à ce que les analyses concernent l’ensemble des  radio-éléments susceptibles de se retrouver sous et en aval du site du Tricastin, dont tritium, chrome, plutonium...

  • Mme Anne Lauvergeon, patronne d’AREVA (et donc de SOCATRI, filiale d‘EURODIF), a souhaité donner immédiatement 20 millions d’euros, pour installer le réseau d’eau pour les familles étant dans la zone « contaminée ». Et si elle finançait plutôt ces études complètes, plus celles épidémiologiques, qui sont bien du ressort de son consortium ?
  •  Les événements de cet été sont à rapprocher de la découverte réalisée par la CRII-Rad au tout début de l’été (CLI du 4 juillet), concernant le dépôt de déchets d’origine militaire, ensevelis dans des fûts sous une butte de terre du site du Tricastin. D’où le rejet pendant 30 ans, à l’insu des  élus et des populations locales, d’eau de la nappe polluée, et pompée du site pour être rejetée dans le Rhône pour dilution,  dans le plus absolu secret-défense...

     

    Le 23 juillet, une centaine de travailleurs ont subi une contamination part de la poussière radioactive, lors d’une opération de maintenance sur le réacteur n°4 de la centrale EDF du Tricastin, à proximité de l’entreprise Socatri.

     

    Le 29 juillet, lors d’un incident similaire dans le même lieu, 127 employés ont été exposés à des poussières radioactives.

     

    Le jeudi 21 août, une « petite »fuite d’uranium a été détectée sur une canalisation des réseaux d’effluents de la société Comurhex, filiale d’Areva. L’entreprise estime qu’environ 250 grammes d’uranium par an ont pu pénétrer dans le sol environnant la canalisation défectueuse.

     

    Enfin (façon de parler !), le lundi 8 septembre, lors de l’opération de remplacement du combustible sur le réacteur n° 2 de la centrale, deux barres de combustible sur les 157 qu’en contient le cœur « sont restées accrochées aux structures internes supérieures », c’est-à-dire au couvercle.

  • Incident non prévu (quoiqu’il se soit déjà produit une fois à la centrale de Nogent, mais pour une seule barre), puisqu’il conduit aujourd’hui EDF à examiner avec Westinghouse le projet de construction d’un robot ad hoc susceptible de pouvoir récupérer ces deux barres sans anicroche. Dont on ne sait pas avec certitude si elles sont ou non moxées *

    Car compte tenu de la position de ces éléments et de leur forte émission radioactive, difficile d’imaginer envoyer au casse-pipe une équipe de réparateurs. Ou faudrait –il déjà prévoir les 500 000 liquidateurs ?.... Non, Tricastin n’est sans doute pas Tchernobyl...

  • Cependant, deux risques réels subsistent :

    Lorsque la manoeuvre de récupération des deux barres sera effectuée, une des deux barres peut échapper au robot et alors percer en tombant les gaines de protection situées au cœur du réacteur, contenant des gaz radioactifs. Même si ceux-ci sont contenus à l’intérieur du dôme, il faudra bien un jour ouvrir les portes du dit…  Alors rejet majeur dans l’atmosphère…

    C’est pourquoi la question de l’évacuation des populations (et celle non évoquée de la prise de pastilles d’iode sous le vent du Tricastin ?) n‘est pas complètement farfelue… 

     

    Certains évoquent même un risque de réaction nucléaire en chaîne, si l’une des barres suspendues au-dessus du cœur en venait à heurter d’autres éléments de combustibles…

    Est-ce là encore une hypothèse complètement improbable, voire ridicule ?...

  •  La non-communication générale d’EDF sur le sujet n’est pas vraiment le meilleur moyen de se  rassurer : « circulez, y’a rien à voir ! Et d’ailleurs, y’a pas de risque, on a bien fermé la porte de la centrale. » Voilà à peu près le niveau de communication de cette entreprise encore publique, et peut-être heureusement…

     

 



Conclusions provisoires :

 

Une étude épidémiologique, pour un montant de 40 à 50 000 €, a été enfin décidée et validée par les élus et les instances de sûreté nucléaire (CLI, ASN, Haut Comité d’information et de surveillance du nucléaire dirigé par le sénateur UMP Revol, ancien membre du CEA.) Mais ses imperfections, voire ses tares initiales, sont d’ores et déjà pointées : étude réalisée uniquement sur Pierrelatte, et à partir de résultats et chiffres communiqués par la sécurité sociale et les mutuelles…  Quid des enquêtes de terrain ? des chiffres des hôpitaux ? des témoignages d’anciens du site ? d’intérimaires ?...

 

Des analyses  spectrométriques, notamment de masse, devraient de plus être réalisées pour connaître la nature des radio-éléments lâchés sous, dans et aux alentours du site du Tricastin (nappe phréatique, Rhône…). Une cartographie complète du tritium serait notamment bienvenue !

 

Il paraîtrait plus que nécessaire d’informer de  manière claire et éthiquement satisfaisante les populations riveraines, et en aval du site, à propos des risques encourus. Il ne s’agit plus de se satisfaire du mythe du grillage, qui, comme la frontière en 1986, retient la pollution nucléaire.

 

Les événements de cet été ont eu l’horrible avantage de soulever un lièvre de taille : les pollutions ne sont pas dûes à un malheureux concours de circonstances propre à cette année, mais existent bel et bien depuis plusieurs décennies. Une pollution radioactive essaime en continu en Tricastin, qu’elle soit d’origine militaire ou civile.

A preuve donc le rejet d’eau polluée de la nappe dans le Rhône depuis les années 80 ou encore l’analyse radioécologique d’Avignon effectuée par la CRII-Rad et remise… en juin 1994. Qui pourrait dire : « On ne savait pas ! »  parmi les autorités ?

 

Une autre fois, nous  pourrions évoquer le problème des déchets (cf. la décharge de Solérieux dans la Drôme…) ou celui du démantèlement des installations nucléaires…

 

C’est en tous cas pour dénoncer tous ces dysfonctionnements, tous ces dangers que l‘industrie du nucléaire fait sciemment ou involontairement courir aux populations, pour préconiser les mesures d’étude et de protection nécessaires qu’a lieu la Marche pacifique du Tricastin, ce samedi 25 octobre, organisée par le collectif antinucléaire 84 sous l’égide du réseau « Sortir du Nucléaire ».

Départ à 14 H 30 du rond-point de la centrale, sur la D 204, et arrivée à Bollène aux alentours de 16 H 30 pour des prises de parole et explications complémentaires.

 

Avignon, le 18 octobre 2008

Jean-Luc Fauche /  Collectif antinucléaire 84 –

                               Animateur du GRAV (Groupement Rhodanien Antinucléaire Vert)

 

Si vous décidez de vous rendre à cette marche , et que vous cherchez un covoiturage ou si vous disposez de places dans votre véhicule faites le savoir sur le forum de covoiturage de CREAvignon: http://creavignon.free.fr/forum/

 

moxées : combustible nucléaire contenant un très faible pourcentage de plutonium, soit 67 g pour 933 g d’uranium. Le MOX est fabriqué à Marcoule et Cadarache 2

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