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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 12:50

 

puits_gaz_Barnett_schistePuits de forage dans le gisement de Barnett shale, Alvarado, Texas - Etats-Unis
© Greg Barnes

Les gaz de schistes connaissent présentement un essor extraordinaire aux États-Unis. En Europe, les compagnies pétrolières commencent à s'intéresser sérieusement à cette ressource de gaz non conventionnels. Leur exploitation causant une dégradation environnementale incommensurable, les écologistes et environnementalistes sont en alerte. C'est dans une certaine discrétion complice que la course aux gaz de schistes vient de commencer en France. Situation cornélienne : son exploitation pourrait nous assurer une indépendance énergétique tout en nous coûtant un cuisant désastre environnemental. Sachant que nos caprices économiques se conjuguent à une incurable myopie écologique, l'issue ne fait hélas aucun doute.

 Gaz de schistes : kézako ?

C'est un gaz naturel dont le berceau se situe dans des roches mères organiques, comme les schistes noirs à grain fin. Les prémices de la formation d'un gaz naturel sont la photosynthèse, processus selon lequel les végétaux utilisent l'énergie solaire pour transformer le dioxyde de carbone et l'eau en oxygène et en hydrates de carbone. Au fil de la genèse et de la surcharge sédimentaire, ces hydrates de carbones générés par l'enfouissement des végétaux et de leurs résidus ingérés par les formes animales, se transforment en hydrocarbures sous l'effet de la chaleur induite par la pression. Cette quasi-percolation incite une majeure partie du gaz naturel à migrer des roches mères vers des roches plus poreuses tels le grès et le calcaire. On nomme « gaz de schistes » ceux demeurant dans des roches sédimentaires argileuses très compactes et très imperméables, tels les schistes, et qui renferment au moins 5 à 10 % de matière organique.

Une autre théorie presque oiseuse et dite inorganique avance l'hypothèse que les hydrocarbures ne sont pas issus de matières vivantes enfouies, mais auraient été emprisonnés dans la Terre lors de sa formation.

À part quelques rares pays n'ayant pas de bassins sédimentaires, on peut trouver des « shale gas » à peu près partout. Les réserves mondiales représenteraient quatre fois les ressources de gaz conventionnel. De quoi, si on arrivait à les exploiter, changer la donne de la géopolitique liée aux énergies fossiles. C'est aussi et alors l'occasion pour l'Occident de reprendre la main face à la Russie et aux pays du Sud producteurs de gaz et de pétrole. Un enjeu faramineux et face auquel le souci environnemental fera pâle figure.

La révélation de tels gisements exploitables représente, pour la société énergivore d'un nouvel âge que l'on qualifie d'oléocène, une manne considérable : du gaz dans le sous-sol d'un bout à l'autre de la planète, des milliers de milliards de mètres cubes en Europe, sept fois plus en Amérique du Nord et encore davantage en Asie et censément en quantité astronomique en Australie… Des décennies de gaspillage énergétique sont enfin possibles sans recours aux énergies alternatives et renouvelables, de quoi nous combler, nous enchanter !

Une solution écologiquement finale

Ces types de gaz sont dits non conventionnels parce qu'ils ne peuvent pas être exploités avec les modes de production classiques. Ils sont aujourd'hui produits en grande quantité aux États-Unis où ils représentent déjà plus de 10 % de la production gazière contre seulement 1 % en 2000. En Amérique du Nord, où tout ce qui est exploitable est exploité sur un mode minier et sans vergogne, l'engouement pour cette nouvelle providence a été favorisé par une réglementation environnementale moins contraignante, un droit de propriété privé étendu au sous-sol, le faible coût des forages associé aux avancées technologiques, le tout boosté par des incitations fiscales.

Une telle exploitation ravageuse n'est rendue possible que grâce à la technique de fracturation hydraulique des roches, ainsi qu'à une récente amélioration des méthodes d'extraction, en particulier par forage horizontal. Les gaz de schistes étant dispersés dans la roche imperméable, il est donc nécessaire de forer d'innombrables puits en fracturant la roche. Chaque puits exploitable ne l'est que brièvement, un suivant doit donc être foré quelques centaines de mètres plus loin, et ainsi de suite… À deux ou trois mille mètres de profondeur, la réunion des micro-poches à l'aide d'un explosif détonné pour chacune des brèches occasionne un véritable séisme. La fracturation se fait par un mélange d'eau en grande quantité, de sable et de redoutables produits chimiques propulsés à très haute pression (600 bars), méthode qui génère la remontée du gaz à la surface avec une partie du redoutable liquide de fracturation. Chaque « frack » nécessite quasiment 15 000 mètres cube d'eau (soit 7 à 15 millions de litres), un puits pouvant être fracturé jusqu'à 14 fois.

L'impact environnemental n'est donc pas neutre. L'eau utilisée doit être ensuite traitée car elle est souvent salée et contient des métaux lourds. La multiplication des forages et des réseaux de pipes affectent gravement les paysages, d'autant plus que la zone de drainage autour des puits étant faible, il peut y avoir un puits tous les 500 mètres.

Selon un rapport réalisé l'an dernier par l'EPA (Agence de protection de l'environnement américaine), l'activité du gisement de Barnett Shale, dans le nord du Texas, pollue plus que le tout le trafic automobile de cette ville de 725 000 habitants. Sous la ville de Fort Worth, des milliards de mètre cubes de gaz sont extraits chaque mois des couches profondes de roches de schistes, et des torrents de gaz sont drainés par des milliers de camions. Et si les habitants retrouvent même la présence du gaz à la sortie de leurs robinets, c'est que l'eau achemine des traces de produits chimiques injectés dans les puits. Du seul point de vue paysagé, par exemple dans le Colorado, à Garfield County, le désert est désormais hérissé tous les 200 mètres de puits de gaz de schiste.

Sur le continent européen, les bassins les plus intéressants sont situés en Europe du Nord et de l'Est et plus au sud, notamment en France dans le bassin du Sud-est. Le consortium Gash, auquel participe IFP Energies nouvelles, s'applique à établir une cartographie de ce type de ressources. Total vient d'obtenir un permis d'exploration dans la région de Montélimar. Des permis ont aussi été pris en Suède par Shell, en Allemagne par Exxon Mobil, en Pologne par presque tous les majors, ainsi qu'en Lituanie. Il faut noter que l'impact sur l'environnement ne sera pas du même ordre dans la petite et vieille Europe qu'aux États-Unis qui possèdent d'immenses espaces inoccupés. Le sujet prête donc ici davantage à débat sachant qu'il sera illusoire d'imposer des techniques d'exploitations rationnelles et respectueuses de l'environnement.

Savoir s'asseoir sur le Grenelle de l'environnement

L'atout d'un ministère de l'écologie, c'est de manier les paradoxes en usant du consensus économique, c'est d'exploiter le patrimoine tout en faisant accroire à sa sauvegarde pérenne, tel l'Office National des forêts qui partout protège les arbres en les coupant. Il va sans dire que dans un système qui s'auto-dévore il n'est guère possible de produire et de construire sans détruire. Que pouvait donc faire d'autre Jean-Louis Borloo, homme politique et non écologue militant d'une Terre-patrie, que d'accorder des permis de recherche ? Ils ont été confiés au pétrolier français Total associé au géant Texan Schuepbach (allié « par précaution » à GDF-Suez) pour un total de 9700 kilomètres carrés dans les régions de Montélimar, Nant et Villeneuve de Berg, soit une gigantesque et double cicatrice depuis Montpellier et Montélimar jusqu'aux confins du Parc naturel des Cévennes. Un permis de recherche est un euphémisme implicite qui signifie permis d'exploiter. Et le Larzac (et José Bové…) de ressortir la hache de guerre… Dans quelques mois, Total, GDF-Suez et Schuepbach Energy vont y creuser pour évaluer la rentabilité d'exploitation des milliards de mètres cubes de gaz qui doivent s'y cacher.

La technique de la fracturation hydraulique va à l'encontre de certains engagements arrêtés par le Ministère de l'Écologie qui a pourtant signé l'attribution des permis. Le Grenelle doit, par exemple, protéger les sources d'eau potables et les écosystèmes sensibles. Le Grenelle doit aussi réduire la gestion des émissions de gaz à effet de serre. La région choisie étant frappée d'une sécheresse endémique, tout particulièrement en Ardèche et en Drôme, les quantités d'eau à mobiliser sont incompatibles avec le principe de préservation des ressources aquifères énoncé à l'article 27 du même Grenelle.

Suivant notre devise d'exploiter la Terre jusqu'à la moelle, nous allons droit à un emballement herculéen de la si vaste et si complexe machine climatique, et la France ne va pas s'épargner d'y participer. A la clé : une indépendance énergétique qui vaut bien une catastrophe environnementale finale et réussie.

Liens

Josh Fox, réalisateur anti-gaz de schistes est classé terroriste par le FBI - OwniPolitics

Auteur

avatar Michel Tarrier

 

 

Source: http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2639.php

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 21:14

Une femme près d'une pompe à essence (mtarlock/Flickr).

 

Les « villes en transition » imaginent la cité de l'après-pétrole, moins dépendante de l'or noir. Une initiative citoyenne d'origine anglo-saxonne qui essaime désormais en France.

L'idée

Un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) l'a prouvé récemment : les ressources de pétrole s'épuisent indéniablement.

Pire, selon l'AIE, le pic pétrolier, cette phase où la production de pétrole conventionnel sera en déclin par rapport à la demande, serait désormais atteint.

Si l'Agence rassure en tablant sur la découverte et la mise en production de nouveaux champs, le constat est là : il faut dès à présent penser la ville de demain, moins dépendante de l'or noir.

Mais comment envisager l'après-pétrole sans tomber dans le catastrophisme ? Les partis politiques écologiques ont du mal à mobiliser et tous les citoyens ne se reconnaissent pas dans les mouvements associatifs ou décroissants.

La solution : susciter au sein de la communauté un mouvement de réflexion et d'action, s'appuyer sur les ressources et les compétences locales, afin de mettre en place et de diffuser au niveau local les bonnes pratiques.

Comment la mettre en pratique ?

En 2006, à Totnes, une bourgade de 8 000 habitants, Rob Hopkins enseigne la permaculture, une philosophie du développement durable par l'aménagement du territoire et le renforcement de la communauté.

Convaincu de la réalité du pic pétrolier, il tente alors un pari fou : miser sur la participation des habitants pour favoriser la « transition » en douceur de sa ville à l'horizon 2030.

Ainsi naît le mouvement des « villes en transition », qui se fonde avant tout sur la notion de résilience, c'est-à-dire notre capacité, malgré les difficultés, à nous adapter aux changements à venir.

Pour mettre en œuvre le processus, ses initiateurs à Totnes ont rédigé un processus en douze points.

Première étape : constituer un groupe de pilotage. « Militants associatifs, citoyens, élus, représentants de l'agenda 21, tout le monde est bienvenu », insiste Leigh Barret, du groupe Saint-Quentin en transition.

Un aspect inclusif et participatif qui séduit bien au-delà des cercles écologiques habituels.

Autre étape primordiale, l'élaboration de groupes de travail thématiques : transports, énergie, alimentation. L'idée étant, si possible, de s'appuyer sur les initiatives existantes, de mieux les coordonner et de les développer.

« Ce questionnement concret, pragmatique, est l'un des principaux intérêts de la transition », constate Pierre Bertrand, fondateur de Trièves en transition en 2007.

« Si on veut développer les énergies renouvelables, le premier réflexe est de savoir où on va pouvoir installer des panneaux solaires dans le village et si cela est réellement faisable. »

Exemples :

  • à Saint-Quentin en Yvelines, l'association Regain Nature organise des ateliers de jardinage bio pour la transition ;
  • à Totnes, le groupe alimentation plante des vergers de noyers un peu partout dans la ville. L'intérêt : les fruits se conservent longtemps et permettent de faire de l'huile ou de la teinture ;
  • à Grenoble, un projet de monnaie locale est à l'œuvre.

Ce que je peux faire

En France, une quinzaine de groupes de transition ont vu le jour. « Mais nous n'en sommes réellement qu'à la phase de sensibilisation des habitants à la réalité du pic pétrolier », tempère Pierre Bertrand.

Les résultats de la transition sont beaucoup plus visibles hors de l'Hexagone. Totnes compte aujourd'hui une quarantaine de projets :

  • dont la création d'une monnaie locale, le Totnes Pound, permettant de faire ses emplettes chez les commerçants de la ville ;
  • ou l'édition d'un guide de la consommation locale.

Plus d'un tiers des 8 000 habitants participe de manière plus ou moins active au mouvement. « Mais attention, la transition est jeune et Totnes n'est toujours pas une ville totalement écolo, sans voiture ni pétrole », temporise Luc Semal, chercheur et spécialiste de la transition.

« La vraie réussite d'Hopkins est en fait d'avoir développé un niveau intermédiaire de l'action citoyenne, plus élaborée que les éco-gestes individuels. »

Dans le monde, on recense près de 650 initiatives. Envie de rejoindre la transition ? La liste des groupes locaux est disponible sur le site français. Vous pouvez également constituer votre propre groupe.

La première chose à faire est alors de consulter le « Guide des initiatives de transition » ou de vous procurer le « Manuel de transition » de Rob Hopkins, récemment traduit en français et co-édité par Silence et Ecosociété.

Photo : une femme près d'une pompe à essence (mtarlock/Flickr).

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 23:31

L’association Max Havelaar France a assigné Christian Jacquiau, économiste, journaliste et écrivain (Les coulisses de la grande distribution, 2000 – Les coulisses du commerce équitable, 2006), pour diffamation suite à la publication d’un article titré « Commerce équitable : un attrape-bobo ? » publié dans l’Echo des savanes en juin 2008.

Dans cette interview Daniel Audion, qui se révélera être la fausse identité derrière laquelle s’est dissimulé un faux journaliste se présentant lui-même comme imposteur professionnel, prête à Christian Jacquiau des propos (« Max Havelaar fait travailler des quasi esclaves ») qu’il n’a jamais tenus. Ni dans ses livres, ni lors des nombreuses interviews qu’il a accordées sur le sujet, ni lors de ses nombreuses conférences, débats ou forums auxquels il a participé.

Max Havelaar a obtenu sa condamnation le 21 juin 2010.

Homme de convictions, de débats, de dialogue et de liberté, Christian Jacquiau a décidé de faire appel, car il n’est pas question pour lui d’accepter une sentence rendue dans un tel contexte.

Mais faire appel coûte financièrement très cher face aux moyens dont dispose l’association Max Havelaar France, dotée ces dernières années par l’État français de très confortables subventions.

En appel, Max Havelaar France demande au Tribunal de confirmer la condamnation de Christian Jacquiau et de le débouter de toutes ses demandes. Comme en première instance, Max Havelaar France lui réclame 100 000 € de dommages et intérêts, des publications, des frais de justice… auxquels l’association de commerce équitable ajoute une demande de condamnation aux entiers dépens de la première instance et de l’appel.

En tout, Christian Jacquiau risque actuellement d’avoir à débourser près de 150 000 € , frais d’avocats compris !


UN COMBAT POUR LA LIBERTÉ D’INFORMER

Sur son site Christian Jacquiau explique sa motivation à mener ce combat jusqu’au bout :

« On sait comment la rumeur, le discrédit, l’intimidation, la pression financière alimentent l’auto-censure, la plus efficace des censures. Les sommes astronomiques qui me sont réclamées, l’exécution provisoire exigée aujourd’hui par Max Havelaar sont autant d’arguments qui auraient pu m’amener à jeter l’éponge.

Je suis prêt à débattre, à répondre de mon livre, de son contenu, à expliquer, à justifier, à commenter, à argumenter, à reconnaître la moindre erreur si quelqu’un me démontre qu’il en contient une, mais je n’accepterai jamais d’être condamné dans un tel contexte, reposant sur une interview totalement bidonnée.

Condamné au moment même où des journalistes sont cloués au pilori et se font traiter de « trotsko-fascistes » pour avoir déplu aux puissants en tentant d’exercer leur métier tout simplement, je mènerai jusqu’au bout ce combat pour la liberté de la presse, la libre expression des individus, contre la censure des puissants et du pouvoir de l’argent, pour le droit à l’information des citoyens et à la critique ».


CRÉATION D’UN COMITÉ DE SOUTIEN

Nous connaissons Christian Jacquiau. Durant ces dernières années, nombre d’entre nous ont travaillé avec lui après la parution de ses deux livres, au cours de nombreuses interventions publiques, dans le cadre de l’éducation populaire notamment.

Christian Jacquiau n’a jamais tenu de propos calomnieux.

Nous sommes scandalisés d’une part par le déroulement de cette affaire et d’autre part par sa condamnation.

Nous avons constitué un « Comité de soutien à Christian Jacquiau » afin de diffuser l’information, susciter le maximum de signatures et de soutiens et de demander l’arrêt immédiat des poursuites de la part de Max Havelaar.

Nous agirons sans relâche jusqu’à ce que la vérité soit établie et que soit reconnue la probité de Christian Jacquiau.

Le Comité de soutien.

 

Pétition: cliquer ICI

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 13:31

A Apt, cinq ans de combat pour faire fermer l'incinérateur

Publié le lundi 29 novembre 2010 à 08H59

L'incinérateur de Vedène a pris le relais de celui d'Apt fermé en 2002, mais reste la cible d'un combat de riverains.

L'incinérateur de Vedène a pris le relais de celui d'Apt fermé en 2002, mais reste la cible d'un combat de riverains.

Photo Jérôme Rey

C'était il y a douze ans, mais ils s'en souviennent encore jusque dans les moindres détails. Il est vrai que leur combat contre l'incinérateur s'est soldé, non seulement par une victoire retentissante, mais aussi par la genèse d'un groupe qui n'a, depuis, jamais cessé de peser sur la vie politique locale. À leur tête, Étienne Fourquet, un écolo de la première heure, ancien prof de science physique au lycée d'Apt.

En 1998, les doutes qui commencent à poindre aux quatre coins du pays sur l'innocuité des incinérateurs à ordures lui mettent la puce à l'oreille. Au Sirtom, le syndicat intercommunal qui gère celui d'Apt, il plonge dans les analyses et découvre avec effarement que "ce sont des milliers de tonnes d'acide chlorhydrique et d'acide sulfurique qu'on avait pris sur la tête depuis l'ouverture de l'incinérateur, en 1983".

Comme à Albertville, l'opérateur, en l'occurrence Novergie, filiale du groupe Suez, sait déjà que son four n'a jamais fonctionné dans les clous des normes pourtant peu restrictives en vigueur à l'époque.

Sans autre certitude que leurs doutes, quelques riverains fondent alors Apt Initiative Environnement (AIE), qui portera ce combat contre l'incinérateur avec patience et détermination. L'un d'eux, Christian Steinmann se souvient qu'à l'époque, on ne parlait pas encore de dioxines, de furannes et de métaux lourds, en dépit d'une directive qui en limitait théoriquement les émissions depuis 1991.

"On savait que ça existait, rappelle Christian Steinmann, notamment parce que des études américaines avaient montré, dès le début des années 1980, que l'incinération en produisait de grandes quantités et que leur toxicité allait bien au-delà de ce qu'on pouvait imaginer. Sauf qu'en France, on ne les cherchait pas. Donc, on ne les trouvait pas".

Il n'empêche : parce que les voisins se plaignent de cette poussière noire et grasse qui souille leur jardin depuis la mise en service du four, Marie-Christine Kadler commence à s'interroger. D'autant que non loin de chez elle, une décharge à ciel ouvert recueille, sans précautions particulières, les tonnes de mâchefers et de refioms mélangés que produit l'incinérateur.

Membre fondatrice d'AIE, elle commence à poser des questions dérangeantes aux élus, aux cadres de Novergie et aux salariés de l'incinérateur. Pour toute réponse, elle obtient en cascade des "on ne sait pas" qui résonnent à ses oreilles comme autant de doutes.

"Tout reposait sur de l'auto-contrôle, se souvient Marie-Christine Kadler, on ne pouvait donc pas leur faire confiance". Quand éclate l'affaire d'Albertville, changement de cap. À Apt comme ailleurs, on se met à chercher les dioxines, les furannes et le reste. Et on en trouve.

 

Source: http://www.laprovence.com/article/region/a-apt-cinq-ans-de-combat-pour-faire-fermer-lincinerateur

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 23:12

 

Le Collectif des usagers de l’Eau d’Avignon - CREAvignon et la MAS 
s’associent et invitent pour la projection du film
« Water Makes Money »

Lundi 8 Novembre à 20h30 Utopia Manutention
Le maire de Varages, Michel PARTAGE, Président de EAU PACA
Conseiller Général du Var et initiateur de l‘Appel de Varages du 14 octobre 2005
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                                       L’EAU BIEN COMMUN DE L’HUMANITE

Le « Collectif de l’Eau » milite et œuvre à tous les niveaux (municipal, communauté d’agglomération, départemental) pour que les Collectivités se réapproprient les services de l’eau.
En Vaucluse, les trois grands groupes français (Véolia, SDEI, SAUR) se partagent (à quelques exceptions près) le marché de l’eau et imposent leur loi.
 
Une loi à laquelle le Collectif continue de s’opposer avec application et opiniâtreté en tissant sa toile :  
Manifestations / Résistance de ses militants / Recours devant les tribunaux / Défense des usagers /Vigilance vis-à-vis des décisions communautaires / Suivi de la qualité de l’eau / Assistance aux usagers etc...

Adresse postale ► « Collectif de l’Eau–Usagers d’Avignon », 7 impasse des fleurs 84000 Avignon
 Adresse mail       collectif.eau@gmail.com
 Téléphone          06 33 52 33 67  -  04 90 85 77 11

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 13:04
Le rendez-vous était donné à 9h45 à la station essence de CapSud.
Au total 11 personnes ont participé à cette journée : des adhérents de l'association de Créavignon mais aussi des membres de l'association "Le village" de cavaillon.
De là nous sommes allés sur le lieu de ramassage, chemin de la transhumance.
De 10h à12h, la priorité était de ramasser les gros encombrants et de remplir ainsi le fourgon mis à notre disposition par la mairie d'avignon.(remerciement tout particulier à Mr fabre le chauffeur).
C'est avec anthousiasme que nous avons sortit de la nature des canapés  , un frigo,  télé, des ordinateurs ainsi qu'un sommier et un matelas. mais aussi des chaises longues de jardins etc...et bon nombre de pneu
A midi la pause déjeuné fut bien accueilli et c'est dans la joie et la bonne humeur que nous avons partagé notre pique-nique.
IMGP4456.JPG
A 13h30 nous avons repris notre ramassage: déchets  domestiques mais aussi gravas, materiaux de construction, habits, plastics en tout genre....
Le chemin de la transhumance se trouve le long de la digue, dans le contrefort de la Durance, notre étonnement a été durant cette journée de trouver autant de dechets dans la mesure ou les dechetterie de Montfavet et de la Courtine se trouvent à proximité avec une am plitude horaire de 12h.IMGP4460.JPG
 A cela s'ajoute le service des encombrants de la mairie, qui sur un simple appel se déplace au domicile des particuliers pour les débarrasser de leurs encombrants. Rappelons que ces services sont gratuits ! 

Notre première journée d'Artémis s'est achevé vers 16 heures. 
 
Un Grand Merci à  la Mairie d'Avignon et le Service du Grand Avignon pour leur mise à disposition de matériel , aux membres de l'association Le Village de Cavaillon et ceux de CREAVIGNON.
 
Conscients qu'une seule journée était insuffisante et à la fois heureux motivés par cette première action, nous avons décidé de programmer d'autres Journées d'Artémis.
Si notre action vous intéresse et si vous souhaitez y participer, contactez-nous !
CREAVIGNON Mr Cervantes ......ou MMe Oltra 06 18 66 20 86
Plus d'info, rejoignez le groupe Nettoyer la nature 
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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 11:52

CREAVIGNON tiendra un stand le Samedi 22 Mai 2010 au magasin DECATHLON Avignon Sud de 14h à 19h.

C’est l’occasion de toucher un large public et nous cherchons des volontaires pour tenir le stand, si vous avez au moins une heure à nous consacrer rejoignez-nous.

 

Vous pouvez nous joindre par Mail : creavignon@free.fr

Par tel: 06 88 88 86 01 ou en vous inscrivant sur le réseau social :

Stand CREAVIGNON à DECATHLON


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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 18:06

Conférence sur les OGM

le 16 Avril à 20h dans la salle du Lavoir,

rue du petit-Pont à Vedène.

Une patate qui résiste aux antibiotiques, des plantes qui résistent aux herbicides et aux pesticides,
Oui.... mais nous, allons nous y résister?

La problématique OGM anime des débats depuis plusieurs années.,

CREAVIGNON invite le collectif Vaucluse sans OGM pour discuter avec vous et mieux comprendre les enjeux, les risques et surtout pour parler de ce que nous pouvons faire chacun à notre échelle.


Car ne l'oublions pas 80% des Français ne veulent pas des OGM !
La démocratie ne se doit-elle pas de nous représenter?

 

Le collectif Vaucluse sans OGM répondra avec vous à ces questions avec l'intervention d'Olivier Florens Coordinateur des faucheurs volontaires PACA, et Bénédicte Bonzi, Présidente des amis de la Terre

 

Sur ce site, vous pouvez demander en ligne au Ministre de l'Agriculture français de prendre ses responsabilités pour maintenir une agriculture de qualité, exempte d'OGM : http://www.gmo-free-regions.org/stop-the-crop-action/fr.html


 

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 23:32
L'opéra de Sydney, le front de mer de Hong Kong et le mémorial Hiroshima ont été les premiers à être plongés dans l'obscurité pour l'opération mondiale "Une heure pour la planète" destinée à promouvoir la lutte contre le réchauffement climatique. La Suisse a aussi joué le jeu.

A Sydney, les sirènes des ferries du port ont retenti pour donner le signal du "black-out" qui a débuté à 20h30 locales (10h30 en Suisse), tandis que les immeubles de bureaux et des millions de foyers australiens plongeaient dans le noir.

Cette année, près de 4000 villes dans 125 pays, contre 88 l'an dernier, participent à l'événement organisé par le Fonds mondial pour la nature (WWF), soit un nombre record de participants quelques mois après les résultats décevants du sommet de l'ONU à Copenhague. En Suisse trente localités de différentes tailles, ont jour le jeu.

Des centaines d'édifices prestigieux, de la Tour Eiffel à Paris aux Pyramides et Sphinx d'Égypte, en passant par l'Empire State Building de New York, devaient plonger à leur tour dans le noir.

Parmi les 1200 monuments qui devaient couper leur éclairage pendant une heure, figuraient aussi la Fontaine de Trevi et la Tour de Pise en Italie, les cathédrales Notre-Dame de Paris et Saint Paul à Londres.

En Chine, l'extinction de la Cité interdite et du "Nid d'oiseau", le stade emblématique des jeux Olympiques de Pékin en 2008, revêtaient un aspect particulièrement symbolique dans ce pays à la croissance économique fulgurante, mais qui s'est aussi arrogé le titre de plus gros pollueur de la planète.

IMGP4334.JPG
A Avignon c'était nettement moins spectaculaire! la mairie a timidement éteint une partie de l'éclairage de l'opéra mais la place de l'horloge est restée outrageusement allumée. Nous étions environ 80 personnes place de l'horloge et après avoir allumé des bougies, nous nous sommes rendus en cortège à la place du Palais des Papes. Là le symbole était plus fort car la façade du Palais des Papes était éteinte, ce qui est un fait rarissime. L'arrière du palais est resté malheureusement éclairé.
Un bilan en demi teinte donc pour cette deuxième édition sur Avignon, nous étions plus nombreux que l'an passé et la mairie a fait le minimum du minimum. Un point positif est le groupe de jeunes étudiants et lycéens présents parmi nous.Ils viennent de créer le groupe des jeunes Verts.
IMGP4339.JPG
Face à l'urgence sociale et climatique il nous reste encore beaucoup à faire pour faire grandir la conscience écologique dans notre région. Un grand merci aux participants!
A l'année prochaine et en attendant CREAVIGNON et les autres associations présentes* continuent leur travail pour faire de cette région un endroit où il fera bon vivre.
Nous sommes repartis avec l'envie de faire mieux l'année prochaine et pleins d'idées ont été avancées.
IMGP4332.JPG

* La MAS (Maison Alternative et Solidaire), la section locale de Greenpeace, Respirer la ville, le collectif «  Grand Avignon Environnement », ANA (Antennes Relais A Nous d'Agir), Les amis de la terre, Les faucheurs Volontaires, Germe pour une graine d'écocitoyenneté.
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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 17:19
Copie Cloner : un court metrage de Louis Rigaud

Copier-cloner from louis rigaud on Vimeo.

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Présentation

  • : Le blog de creavignon
  • Le blog de creavignon
  • : Rassembler les personnes de sensibilité écologique dans une vaste région autour d'Avignon. Articles, discutions, manifestations organisées sur le thème de l'écologie. Rencontres festives entre personnes de sensibilité écologiste
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